Les problèmes avec le conditionnement physique au Québec

J’ai toujours du plaisir à voir certains collègues du Québec lors de conférences à l’extérieur du pays. Le problème est que je les compte sur les doigts d’une main. Ces mêmes entraineurs sont ceux qui on compris que les études ne sont jamais complétées. Ils n’ont jamais eu le syndrome de dieu lors de leurs sorties de l’université. Malheureusement, c’est pourquoi je crois que le monde du conditionnement physique et du fitness est et restera au point mort au Québec.

Je donne plusieurs formations de style internat et des consultations à des entraineurs provenant de tous les coins de la planète. Mes tarifs ne sont pas exorbitants et pourtant, lorsque quelqu’un viens du Québec, la réponse est toujours la même, trop dispendieux. Ces mêmes entraineurs qui me disent trop dispendieux, sont les premiers à s’inscrire au CANFIT pro, une fin de semaine de 3 jours de moins de 200 dollars avec quelques bon conférenciers sur plein de sujets, mais surtout, L’aérobie et les nouvelles tendance dans le domaine, qui sont ni plus ni moins ‘’fonctionnelle’’. Je ne veux surtout pas dénigrer le CANFIT pro ou ceux qui s’y inscrivent, mais une fin de semaine par année ne fais pas le tour de ce qui ce passe dans le monde de l’entrainement et tout ce qui lui touche. La plupart des entraineurs que je connais (moi inclus) dépensons en moyenne 5 à 10 000 dollars par année en cours et livres pour améliorer nos connaissances.

Je m’attaque à ce sujet car plusieurs entraineur me demande par où commencer mais malheureusement, ne se pose pas la question comment bien continuer. Tout le monde peut faire un bon entraineur, mais pas n’importe qui peut réussir à vivre de sa passion, surtout lorsqu’on parle du métier d’entraineur. Malgré le fais que tout bon entraineur dois posséder certaines qualité primordial pour pratiquer dans le domaine, tel que discipline, maturité, santé exemplaire pour ne nommé que ceux-ci, mais à mon avis une des grande qualité est la constance et malheureusement, dans plusieurs cas, elle est complètement à chier.

Tout le monde commence tout feu tout flamme avec leur nouveau poste d’entraineur mais lorsque la lune de miel ce termine et que la réalité s’installe, la qualité du service laisse à désirer. Ils (ou elles) ne s’occupe que de leurs bon clients laissant de coté les petits nouveaux ou ceux que ne leurs donne pas de bonnes publicités. Chaque client devrait être servis adéquatement et avec la même énergie. Ce qu’ils oublient est qu’ils sont leurs propres publicités mobiles. Tout le monde observe leurs comportements, que ce soit avec un athlète ou avec madame Gingras. Il ne faut pas le caché, nous sommes une carte d’affaire marchante, qui parle d’elle même. Le client sent lorsqu’il n’est pas désiré et qu’il n’a pas le service anticipé. Un client satisfait en parlera à deux personnes, un client non satisfait en parlera a dix. Personne n’est à l’abris de mauvaises journées, mais malheureusement, l’entraineur ne peux le laisser paraitre. Si vous êtes du genre à laisser savoir à la terre entière quand vous vivez une mauvaise journée, peut-être que ce genre de carrière n’est pas pour vous.

En parlant de carrière, demander à votre entraineur si il vise faire carrière dans le domaine ou si il le fait à mi-temps avec un poste de barman de fin de semaine. Je fais toujours plus confiance à quelqu’un qui donne tout son temps et effort dans sa carrière que quelqu’un qui ne fais ça que pour arrondir les fins de mois, rencontrer l’Âme-sœur, ou mon préféré, parce qu’ils ont perdu des tonnes de poids et veulent prêcher la bonne nouvelle et donner à tout le monde leur secret. Si seulement le même protocole pouvait fonctionner avec tout le monde…

Pour revenir sur le sujet de l’attitude avec les clients, le simple fait de trouver sa clientèle cible peut régler beaucoup de mal de tête. Trop souvent j’ai vu des entraineurs évachés sur un banc en train de pitonner sur leur iphone pendant que leur jeune client s’entrainait. Si vous ne pouvez travailler avec les enfants, ne les prenez pas comme clients, vous allez détester vos heures de travailles et il en reflèteras sur vos performances et références.

Il ne manque pas de médiocrité au Québec lorsqu’il vient le temps de ce choisir un entraineur mais il existe aussi d’excellents entraineurs. Si vous êtes offusqué par cet article, je n’en suis absolument pas désolez car tout ce que j’ai mentionné, je l’ai expérimenté. Alors au lieu de blâmer tout sauf moi même, j’ai pris action et appris de mes erreurs. Après plus de 20 ans dans le domaine, je continue de faire quelques erreurs mais je continue d’apprendre à tous les jours. Êtes-vous de ceux et celles qui s’assoient sur leur laurier et penser que les clients vous recherche car vous êtes, d’après vos critères, le meilleur? Ou vous voulez faire partie de l’élite, qui ne cessent d’apprendre et étudient avec les meilleurs, année après année? Une fois que les certifications de bases sont acquit, sortez de votre petit coussin confortable qu’est le Québec et ouvrez vos horizons. Si la langue anglaise est votre point faible, faites-en un point fort car c’est ce qui vous limite dans vos connaissances. J’aime bien la langue française, mais si j’avais attendu que la littérature et recherches scientifiques soient traduites en français, je ne serais pas au point où je suis maintenant rendu dans ma carrière. Nous avons la chance de faire une différence dans la vie des gens, ils nous laissent leurs santé entre nos mains. Il ne faut pas le prendre à la légère. Faites vos devoirs et donnez votre maximum et ils vous en serons reconnaissant éternellement.

L’école est peut-être finie, mais notre éducation n’arrête jamais…


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